Différences entre les versions de « Observatoire »

De Atelier Tableaux de bord Migrateurs
Aller à la navigation Aller à la recherche
(Concepts d'observatoire et de tableaux de bord)
Ligne 1 : Ligne 1 :
 +
[[catégorie:terminologie]]
 +
 
(extraits du rapport de Master 2, S.Collin, 2010)
 
(extraits du rapport de Master 2, S.Collin, 2010)
  
'''CONCEPT D'OBSERVATOIRE'''
+
== Concept d'observatoire ==
  
 
Selon BRUN et al. (2005), un observatoire est un dispositif d’observation dédié à une ou des  thématiques, et mis en œuvre par un ou plusieurs organismes pour décrire et informer sur l’évolution d’un phénomène, d’un domaine ou d’une portion de territoire dans le temps et dans l’espace. Les observatoires répondent à un besoin de gestion de l’information (BRUN et al., 2005). Leur fonctionnement et leur mise en place se déclinent en plusieurs phases : fédérer l’ensemble des acteurs concernés par la problématique, inventorier les données disponibles, collecter et valoriser ces données puis diffuser les résultats (BRUN et al., 2005). En règle générale, l’observatoire n’est pas le producteur des données, les informations diffusées émanent des partenaires associés à la démarche. Celles-ci doivent être homogènes et représentatives à l’échelle du territoire concerné. Il est également important de diffuser une information actualisée régulièrement. Le travail d’interprétation et de synthèse permettant de passer des données brutes aux données communiquées est délicat. Pour cela, les concepts d’indicateurs et d’indices sont régulièrement employés, cependant un observatoire peut centraliser et diffuser toutes sortes d’informations. L’organisation des données est essentielles, pour cela, les indicateurs et indices peuvent être regroupés sous la forme d’un tableau de bord ou « report card ».
 
Selon BRUN et al. (2005), un observatoire est un dispositif d’observation dédié à une ou des  thématiques, et mis en œuvre par un ou plusieurs organismes pour décrire et informer sur l’évolution d’un phénomène, d’un domaine ou d’une portion de territoire dans le temps et dans l’espace. Les observatoires répondent à un besoin de gestion de l’information (BRUN et al., 2005). Leur fonctionnement et leur mise en place se déclinent en plusieurs phases : fédérer l’ensemble des acteurs concernés par la problématique, inventorier les données disponibles, collecter et valoriser ces données puis diffuser les résultats (BRUN et al., 2005). En règle générale, l’observatoire n’est pas le producteur des données, les informations diffusées émanent des partenaires associés à la démarche. Celles-ci doivent être homogènes et représentatives à l’échelle du territoire concerné. Il est également important de diffuser une information actualisée régulièrement. Le travail d’interprétation et de synthèse permettant de passer des données brutes aux données communiquées est délicat. Pour cela, les concepts d’indicateurs et d’indices sont régulièrement employés, cependant un observatoire peut centraliser et diffuser toutes sortes d’informations. L’organisation des données est essentielles, pour cela, les indicateurs et indices peuvent être regroupés sous la forme d’un tableau de bord ou « report card ».
  
'''CONCEPT DE TABLEAU DE BORD'''
+
== Concept de tableau de bord ==
 
 
DEFINITION ET FONCTION D'UN TABLEAU DE BORD
 
 
 
Un certain nombre d’auteurs ont défini le terme de tableau de bord. Ceux-ci sont relativement communs dans les domaines de l’économie ou de la gestion d’entreprises. Ils sont récemment apparus dans le domaine de l’environnement, principalement suite à la Conférence des Nations Unies de Rio, en 1992, sur l’environnement et le développement qui a mis en évidence le besoin de diffusion des connaissances auprès des gestionnaires. Depuis, un certain nombre de tableaux de bord orientés « développement durable » ont été mis en place. Quelques exemples sont listés en annexe 1. Selon FERNANDEZ (2008), un tableau de bord est un instrument de mesure de la performance facilitant le pilotage proactif d'une ou plusieurs activités. Le tableau de bord est donc un outil d'aide à la décision qui est destiné à orienter les actions et à assurer une bonne gestion d’un programme de travail. Ils sont formés d’un assemblage d’indicateurs, voire également d’indices. Du diagnostic à l’interprétation des résultats, les indicateurs doivent permettre de décrire l’état du système et d’analyser les actions par rapport aux objectifs visés tout en prenant en compte les aspects socio-économiques (MAURIZI & VERREL, 2002). Par rapport aux indicateurs, les indices représentent une manière intéressante de prendre connaissance d’une situation de façon encore plus synthétique (BRUN et al., 2005).
 
 
 
LES INDICATEURS : UNITES FONDAMENTALES DES TABLEAUX DE BORD
 
 
 
Appliqués au domaine environnemental, les indicateurs sont dits environnementaux ou de développement durable. Ceux-ci prennent leur origine à la conférence de l´ONU sur l´Environnement et le Développement (UNCED) à Rio de Janeiro en 1992. L’un des cinq textes majeurs (Action 21, chapitre 40) précise qu’il faut élaborer des indicateurs du développement durable qui puissent renforcer la capacité à tous les échelons de recueillir des informations multisectorielles et de les utiliser dans le processus de prise de décision. Ceci dans le but de contribuer « à la durabilité autorégulatrice des systèmes intégrés de l’environnement et du développement » (UNCED, 1992a). La notion d’indicateurs est large, quelques unes des définitions les plus couramment rencontrées sont listées ci-dessous :
 
 
 
- « Ils facilitent l'interprétation et le jugement de ces systèmes relativement à un objectif de sorte que les utilisateurs puissent prendre des décisions appropriées qui mènent à la réalisation de ces objectifs. Ils s’expriment par une valeur comparée à une référence, afin d'évaluer l'écart par rapport à l'objectif fixé » (KERR, 1990)
 
 
 
- « Les indicateurs simplifient afin de rendre des phénomènes complexes quantifiables de façon à ce que la communication soit permise ou favorisée » (ADRIAANSE, 1993)
 
 
 
- « Un indicateur est un paramètre ou une valeur dérivée de paramètres donnant des informations sur un phénomène. […] Cette simplification et cette adaptation aux besoins des utilisateurs peuvent ne pas toujours répondre en toute rigueur à l’exigence scientifique de mise en évidence des relations de causalité. Il convient donc de considérer les indicateurs comme l’expression des meilleures connaissances disponibles » (OCDE, 1993)
 
 
 
- « Ils fournissent des informations au sujet d’un système complexe en vue de faciliter sa compréhension […] aux utilisateurs de sorte qu’ils puissent prendre des décisions appropriées qui mènent à la réalisation des objectifs » (MITCHELL et al., 1995)
 
 
 
- « Ils doivent répondre aux attentes des utilisateurs en offrant une réponse adaptée aux besoins de gestion, à l’aide décisionnelle et ce à partir de données accessibles tout en étant sensibles aux variations du système » (GIRARDIN et al., 1999)
 
 
 
- « Les indicateurs peuvent être des mesures d’attributs écologiques (physique, chimique, biologique) ou une synthèse de plusieurs mesures » (CALFED, 2000)
 
 
 
  
Les règles d’interprétation, valeurs seuils ou références permettent d’interpréter les indicateurs. Ces règles consistent, en fonction de l’évolution que les indicateurs ont connu et qu’ils connaîtront, à déterminer des seuils permettant de mettre en place un système de notation pour chaque indicateur (ROCHARD & WOILLEZ, 2003). En effet, les indicateurs fournissent une donnée qualitative ou quantitative qui doit être comparée à une valeur seuil ou une référence afin d’évaluer la situation. Il est donc nécessaire de déterminer pour chaque indicateur ses propres règles de façon à mettre en évidence l’état du système. Le concept de seuil dans les changements environnementaux est bien établi en écologie ; lorsque la cause de la dégradation disparait les écosystèmes ne peuvent revenir à l’état initial s’ils ont franchi un seuil d'irréversibilité (LEFLOC'H & ARONSON, 1995). Il est donc essentiel de choisir des valeurs de passage d’un état de dégradation à l’autre, ainsi qu’un seuil d’irréversibilité (ROSELT/OSS-DS4, 2004). Ces éléments peuvent être difficiles à mettre en place, par manque de connaissances, de données historiques ou d’objectifs chiffrés permettant d’établir clairement un état de référence à atteindre et les niveaux intermédiaires.
+
Un certain nombre d’auteurs ont défini le terme de [[tableau de bord]]. Ceux-ci sont relativement communs dans les domaines de l’économie ou de la gestion d’entreprises. Ils sont récemment apparus dans le domaine de l’environnement, principalement suite à la Conférence des Nations Unies de Rio, en 1992, sur l’environnement et le développement qui a mis en évidence le besoin de diffusion des connaissances auprès des gestionnaires. Depuis, un certain nombre de tableaux de bord orientés « développement durable » ont été mis en place. Quelques exemples sont listés sur la page "[[Exemples de tableaux de bord]]". Selon FERNANDEZ (2008), un tableau de bord est un instrument de mesure de la performance facilitant le pilotage proactif d'une ou plusieurs activités. Le tableau de bord est donc un outil d'aide à la décision qui est destiné à orienter les actions et à assurer une bonne gestion d’un programme de travail. Ils sont formés d’un assemblage d’[[indicateur]]s, voire également d’[[indice]]s. Du diagnostic à l’interprétation des résultats, les indicateurs doivent permettre de décrire l’état du système et d’analyser les actions par rapport aux objectifs visés tout en prenant en compte les aspects socio-économiques (MAURIZI & VERREL, 2002). Par rapport aux indicateurs, les [[indice]]s représentent une manière intéressante de prendre connaissance d’une situation de façon encore plus synthétique (BRUN et al., 2005).
Les qualités intrinsèques aux indicateurs sont nombreuses. Ils doivent être simples, pertinents et exprimés en des termes auxquels les utilisateurs sont habitués et qu’ils acceptent comme reflétant la réalité (ROSELT/OSS-DS4, 2004). Leur nombre est limité afin de ne pas perdre les informations principales dans une multitude de données difficiles à interpréter. Ils nécessitent également d’être facilement reproductibles et économiquement réalisables afin de perdurer. Ils requièrent sensibilités (MAURIZI & VERREL, 2002) et fiabilités, de manière à mettre en évidence les changements au sein du système. Enfin, les caractéristiques métrologiques des données qui les composent doivent être correctes.  
 
  
LES INDICES
+
== Voir aussi ==
  
Les tableaux de bord peuvent comporter des indices, en plus des indicateurs. Un indice, ou indicateur composite (GIRARDIN et al., 1999), est une agrégation de données plus élaborées qu’un indicateur. Il correspond à utiliser une formule mathématique plus ou moins complexe, afin de fondre plusieurs indicateurs (BRUN et al., 2005). Selon l’OCDE (1994), ils sont issus d’une combinaison en un seul tout d'un certain nombre de variables, ou de la fusion d'un ensemble de paramètres ou indicateurs pondérés. Ils permettent de représenter et d’évaluer une situation d’une manière encore plus synthétique, l’information et la communication sont en règle générale destinées à un public plus large (CORPEN, 2003).
+
* [[Indicateur|Les indicateurs : Unités fondamentales des Tableaux de bord]]
 +
* [[Indice|Les indices ou indicateurs composites]]

Version du 11 avril 2012 à 12:02


(extraits du rapport de Master 2, S.Collin, 2010)

Concept d'observatoire

Selon BRUN et al. (2005), un observatoire est un dispositif d’observation dédié à une ou des thématiques, et mis en œuvre par un ou plusieurs organismes pour décrire et informer sur l’évolution d’un phénomène, d’un domaine ou d’une portion de territoire dans le temps et dans l’espace. Les observatoires répondent à un besoin de gestion de l’information (BRUN et al., 2005). Leur fonctionnement et leur mise en place se déclinent en plusieurs phases : fédérer l’ensemble des acteurs concernés par la problématique, inventorier les données disponibles, collecter et valoriser ces données puis diffuser les résultats (BRUN et al., 2005). En règle générale, l’observatoire n’est pas le producteur des données, les informations diffusées émanent des partenaires associés à la démarche. Celles-ci doivent être homogènes et représentatives à l’échelle du territoire concerné. Il est également important de diffuser une information actualisée régulièrement. Le travail d’interprétation et de synthèse permettant de passer des données brutes aux données communiquées est délicat. Pour cela, les concepts d’indicateurs et d’indices sont régulièrement employés, cependant un observatoire peut centraliser et diffuser toutes sortes d’informations. L’organisation des données est essentielles, pour cela, les indicateurs et indices peuvent être regroupés sous la forme d’un tableau de bord ou « report card ».

Concept de tableau de bord

Un certain nombre d’auteurs ont défini le terme de tableau de bord. Ceux-ci sont relativement communs dans les domaines de l’économie ou de la gestion d’entreprises. Ils sont récemment apparus dans le domaine de l’environnement, principalement suite à la Conférence des Nations Unies de Rio, en 1992, sur l’environnement et le développement qui a mis en évidence le besoin de diffusion des connaissances auprès des gestionnaires. Depuis, un certain nombre de tableaux de bord orientés « développement durable » ont été mis en place. Quelques exemples sont listés sur la page "Exemples de tableaux de bord". Selon FERNANDEZ (2008), un tableau de bord est un instrument de mesure de la performance facilitant le pilotage proactif d'une ou plusieurs activités. Le tableau de bord est donc un outil d'aide à la décision qui est destiné à orienter les actions et à assurer une bonne gestion d’un programme de travail. Ils sont formés d’un assemblage d’indicateurs, voire également d’indices. Du diagnostic à l’interprétation des résultats, les indicateurs doivent permettre de décrire l’état du système et d’analyser les actions par rapport aux objectifs visés tout en prenant en compte les aspects socio-économiques (MAURIZI & VERREL, 2002). Par rapport aux indicateurs, les indices représentent une manière intéressante de prendre connaissance d’une situation de façon encore plus synthétique (BRUN et al., 2005).

Voir aussi